Lecture-performance
Événement passéLà où chante l'orage / IMAGES, train fantôme vers l'existence
Là où chante l'orage
Lecture-performance
En sourdine, une colère gronde. Jusqu’à l’éclatement? Alexandre Lecoultre compose une polyphonie contemporaine, traversée par les voix de celles et ceux qu’habituellement on n’entend pas.
Des personnes ordinaires, prisonnières du quotidien, abasourdies par l’incessante agitation du monde. Au cœur de ces vies qui semblent frappées de silence, des voix pourtant se fraient un chemin. Elles racontent la puissance des rêves, la brutalité du monde du travail, le deuil, des voix au téléphone qui n’appartiennent à personne. Une parole se libère, puissante et vulnérable à la fois.
Dans les treize «chants» qui forment le recueil de Là où chante l’orage, Alexandre Lecoultre fait alterner les «voix» anonymes et le «chœur». Comme dans la tragédie antique, les solistes nous parlent de la condition humaine: ils en sont un exemple et une incarnation. Mais le sotto voce ne recouvre pas toujours le sforzando. Les impératifs de nos vies et l’absurdité de l’existence s’égrènent sur le tempo saccadé de courtes phrases, enchaînant questions, doutes, regards. Dans ce récit choral, chaque monologue est une catharsis. Il reste encore ces petites choses qui font la beauté du monde: le bruit des pas dans la neige, la lumière des étoiles dans la forêt, la chaleur d’une présence bienveillante.
Au fil du texte, par échos et silences, quelque chose de profond se creuse, se défait un peu, se répare en partie – un tissu d’images à travers lequel Alexandre Lecoultre tout à la fois devine, dévoile mais aussi réchauffe nos solitudes.
| Texte | |
| Lecture | Alexandre Lecoultre |
| Musique |
IMAGES, train fantôme vers l'existence
Lecture-performance
Dans IMAGES, Sarah Eltschinger propose une plongée dans la notion d’identité à travers un texte inédit, écrit comme un collage d’impressions et de surimpressions, entremêlant les voix et les questionnements.
Des personnages cherchent à se reconnaître, à correspondre, à trouver leur place dans un monde saturé d’images. Elles et ils observent, et se construisent malgré elles et eux à partir de représentations lisses et parfaites qui défilent sur les écrans.
Accompagnée par le musicien, guitariste et chanteur Nicolas Roussi, notamment des groupes nonante et 24 kiara, Sarah Eltschinger propose une lecture-performance où sa voix convoque, comme un train fantôme vers l’existence, une série de personnages en quête d’eux-et elles-mêmes.
| Texte | |
| Lecture | Sarah Eltschinger |
| Musique |